[JEU DE L’ANNEE 2017] Total War : Warhammer 2, ce genre de suite qui tient ses promesses

En mai 2016, Creative Assembly nous a gratifié d’un magnifique Total War : Warhammer, STR avec de la gestion dans la plus pure lignée des Total War, parfaitement intégré à l’univers fantaisiste de Games Workshop. Cette année, toujours dans l’univers de Warhammer, le DLC Death on the Reik de Vermintide s’est imposé comme un sérieux challenger, de même que Life is Strange : Before the Storm, prequel extrêmement réussi d’une série épisodique pleine de sentiments. Monolith Productions et Warner Bros nous ont aussi gâtés avec Middle-Earth : Shadow of War, aussi une suite, qui a su corriger et améliorer les fonctionnalités de son grand frère. Enfin, les anglais de Rebelion Developments n’ont pas démérité avec leur excellent Sniper Elite 4.

Mais 16 mois après le premier opus, c’est Total War : Warhammer 2 qui a été LA réussite de cette année 2017, et aura marqué nos esprits.

 

 

  • Des factions pleines de goût et un nouvel horizon

Total War : Warhammer 2 propose quatre factions, soit une de moins que son prédécesseur, hors DLC. Mais afin de s’assurer d’une certaine variété, Creative Assembly a fait en sorte de proposer des factions variées : les Homme-Lézards, les Haut-Elfes, les Skavens et les Elfes Noirs. Chacune d’entre elles a vraiment un style particulier, de sorte que l’on a vraiment la sensation qu’un travail a été effectué pour varier les plaisirs, et qu’il ne s’agit pas simplement de reskins d’unités existantes.

Mais où ces factions se battent-elles ? Sur le Nouveau Monde, pardi ! Extrêmement attendues, les terres de l’ouest se sont dévoilées dans toute leur splendeur : les luxuriantes jungles de Lustrie, les infernales Terres Désolées, Naggaroth et tours sombres, et pour finir, la mystérieuse Ulthuan. Le Vieux Monde de Warhammer a beau être passionnant, c’est surtout une version stylée de l’Europe du Moyen-Âge, avec des éléments architecturaux que l’on peut majoritairement retrouver dans le monde réel. Total War : Warhammer 2 propose une vision plus exotique de la guerre, avec des temples en ruines, des jungles, des temples nichés dans des désolations cendreuses… Creative Assembly a su créer en tout points un jeu immersif, qu’on a vraiment du mal à quitter.

 

A la découverte de Total War : Warhammer 2 en let’s play avec Asylum

 

  • Une guerre passionnante

Nouveauté par rapport au premier opus, la campagne est ici scénarisée ! Pari délicat dans un jeu intitulé Total War, où l’on souhaite écraser les autres factions sous notre marteau quand bon nous semble, avec toute la liberté qu’on veut. Pourtant, CA a innové avec axant la campagne principal autour du Vortex, ce titanesque puits de magie situé au centre d’Ulthuan. Chacune des quatre races tente de prendre possession de cette formidable source de pouvoir, via des rituels scénarisés ; en effet, des cinématiques artistiques ponctuent chaque phase de la guerre, dévoilant les motivations propres de chaque faction. Tout comme pour le gameplay, le studio britannique s’est vraiment attaché à personnaliser chaque faction, jusque dans son background et les raisons de sa présence en jeu, et ça, on kiffe.

Pour servir tout cela, CA a introduit de nouvelles mécaniques, comme les rituels ou les chasses au trésor. Il n’est jamais facile de rajouter des fonctionnalités dans une série, en particulier dans le cas de Total War, qui jouit d’un long héritage que beaucoup ne voudraient pas voir perturbé. Mais il faut reconnaître que ces quelques nouveautés sont rafraîchissantes sans être dépaysantes, et ajoutent un vrai plus au plaisir de jeu.

 

 

 

Avec Total War : Warhammer 2, Creative Assembly a voulu utiliser la toute puissance du nom de cette saga, et c’est de là que vient Mortal Empires. Fantasme ultime des fans du jeu de figurines, cette campagne gigantesque combine les maps de Vieux et du Nouveau Monde, avec leurs races et Seigneurs légendaires. Cette mise à jour gratuite (pour ceux qui possèdent les deux opus) a été déployée un mois après la sortie de Warhammer 2 ; il faut néanmoins reconnaître quelques bugs, ou encore l’absence des barbares chaotiques de Norsca, qui n’arriveront qu’en mai 2018. Malgré tout, il est extrêmement jouissif, quelle que soit la faction que l’on joue, que de voir ses multiples armées conquérir peu à peu le globe.

Seul bémol à ces passionnantes guerres : les batailles navales. Les zones aquatiques sont nombreuses, et avec les Elfes Noirs et leur lore de corsaire esclavagistes, les opportunités étaient infinies. Creative Assembly a indiqué que cette fonctionnalité n’était pas envisagée dans un futur proche, mais on ne perd pas espoir. Peut-être dans Total War : Warhammer 3 ?

 

 

En résumé, Total War : Warhammer souffre de peu de défauts, mais procure un immense plaisir de jeu et une jouabilité qui l’est tout autant. Que l’on soit fan de la série de jeux ou de l’univers de Games Workshop (voire même des deux !), ce second opus aura répondu à nos attentes, et plus encore.L’avenir aussi s’annonce radieux : Creative Assembly à déjà sorti The Laboratory, un DLC gratuit, mais d’autres nouveautés sont encore à attendre….

Nul doute que d’autres DLC et FLC viendront enrichir un univers déjà vaste, en attendant la conclusion de la trilogie qui, soyons-en certains, enverra du lourd.

 

Les Rois des Tombes débarqueront en janvier sur Total War : Warhammer 2

Rédacteur en chef de ce p'tit bien sympatoche ! Dispo sur Twitter : @RealMimil

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