[TEST] Ark : Survival Evovled, cette étrangeté aigre-douce

A bien des égards, Ark : Survival Evolved est un jeu qui a réussi. Réalisé par un studio encore inconnu il y a peu, Studio Wildcard, Ark est entré en early access en 2015 sans jamais tomber dans l’oubli. Polémiques sur des DLC prématurés, sur un contenu anachronique, sur une optimisation douteuse…. ce survival open world n’a laissé personne indifférent, et s’est imposé comme un nom conséquent. Mais est-ce un nom rempli de vide, ou de qualités ?

 

  • Les ressources sont le nerf de la survie

 

En tant que jeu de survie à part entière, Ark : Survival Evolved repose sur un important système de crafting, qu’il s’agisse d’armes, de nourriture, de vêtements ou encore d’habitations. Pour cela, dès le début, vous trouverez en trouver ; personnellement, à ma première partie, je me suis réveillé sur une plage où j’ai récupéré des pierres, des fibres et des branches. Les engrammes permettent de débloquer divers schémas de constructions, et les premiers seront la pioche et les vêtements pour éviter d’avoir trop froid, ou trop chaud.

Ces premiers crafts coûtent relativement cher, surtout qu’il manque à Ark une fonctionnalité essentielle à ce genre de jeux : un tutoriel. Vous êtes plongé dans un monde sauvage peuplé de dinosaures, avec d‘étranges lumières qui montent dans les cieux, et pas vraiment d’objectif précis en-dehors de ceux que vous définirez. Tout au long du jeu, votre progression sera globalement parallèle à celle de vos technologies. Pioche, puis lance, et enfin fusil d’assaut avec assistance de visée laser. Le problème, c’est que pour en arriver là, il vous faudra de nombreuses heures de jeu pas toujours palpitantes.

Quant à la survie, on peut dire que Studio Wildcard a bien travaillé de ce côté-là – peut-être trop, même. Ne vous attendez pas à spawn dans un petit endroit tranquille pour commencer votre exploration de la région ; il est probable que quelques secondes après avoir apparu, vous soyez pourchassé par un raptor, un ptérodactyle ou un alligator géant. Tout au long de votre épopée dans ce Jurassic Park sauvage, la menace des animaux sauvages pèsera sur vous, quitte à gâcher un peu le plaisir de l’exploration. Car s’il est normal qu’un survival soit exigeant, on ne peut que pleurer en voyant ses maigres économies d’une heure de jeu disparaître sous les griffes d’un raptor énervé.

Un autre aspect du jeu peut se révéler frustrant : le taming. Il est assez excitant de se dire que l’on peut dompter et dresser des dinosaures, y compris les plus impressionnants ; malheureusement, le système mis en place par Studio Wildcard, qui consiste à nourrir plusieurs fois l’animal souhaité, devient relativement ennuyant avec le temps. On regrette qu’une méthode plus fun, comme un espèce de mini-jeu, n’ai pas été mis en place.

 

 

  • Un PvP frustrant

 

Ark : Survival Evolved propose une multitude de serveurs, avec de nombreuses règles ; vous pouvez d’ailleurs créer le vôtre avec les spécificités de votre choix, comme une limite définie de technologie ou des ressources plus nombreuses. Et la technologie, justement, est un problème ; les joueurs de DayZ et autres jeux du genre le savent, c’est assez frustrant de spawn pour se faire atomiser par quelqu’un de beaucoup, beaucoup mieux équipé. Au fil des mises à jour, les développeurs de Ark : Survival Evolved ont ajouté d’importants paliers technologiques, allant jusqu’à des lasers et des jetpacks. C’est cet aspect qui est relativement frustrant au niveau du PvP, et ne donne pas un réel sentiment de bataille dans un environnement sympathique, mais plus de boucherie totale sans progression réelle.

 

 

  • Graphismes et détails techniques

 

Qui dit early access dit “bugs présents que nous allons résoudre très bientôt“. Mais avec une sortie officielle deux ans après son arrivée sur Steam, force est de constater que Ark souffre encore de nombreux problèmes. En deux ans, des améliorations significatives ont été faites, certes, mais de nombreux problèmes d’optimisation sont toujours présents, peu importes les configurations. Par ailleurs, d’autres bugs sont présents in-game : pathfinding des dinosaures douteux, éléments de décors qui bugent…

Dès son lancement sur Steam, en 2015, Ark a été loué par beaucoup pour sa qualité graphique – encore une fois, même aujourd’hui, de nombreux bugs viennent ternir cela. Force est de constater que le jeu est graphiquement bien travaillé, mais qu’il a vieilli. S’il tenait la comparaison face à des The Witcher 3 ou StarCraft II : Legacy of the Void, il y a deux ans, force est de constater que Ark devient un peu vieillissant en 2017, surtout au niveau des textures…

 

 

  • So what ?

Dans l’ensemble, Ark : Survival Evolved est un jeu avec beaucoup de potentiel, mais qui mérite encore du travail. Si des extensions ont déjà été annoncées, on regrette que Studio Wildcard ne se focalise pas que les problèmes actuels du jeu, qui pourront rebuter beaucoup de joueurs. Néanmoins, Ark a évité le syndrome No Man’s Sky en ne faisant pas de fausses promesses et en proposant une expérience de jeu bien spécifique.

L’un des grands intérêts de ce jeu, et qui pourrait intervenir dans les prochains mois, est sa communauté de moddeurs : Studio Wildcard encourage ses joueurs à créer du contenu diversifié pour son jeu, lequel est un véritable paradis sandbox. Au fur et à mesure que le temps passe, on devrait avoir droit à du contenu gratuit adaptable à tous les publics.

 

On a aimé :

  • Les environnements intéressants
  • Le crafting élaboré
  • Les dinosaures

 

On a moins aimé :

 

  • Les graphismes qui mériteraient d’être actualisés
  • Le danger de mort omniprésent
  • Le farming trop intensif
  • Le manque du tutoriels
  • L’optimisation douteuse

 

 

NOTE FINALE

65 / 100

 

 

 

 

 

 

 

Lothan

Rédacteur en chef de ce p'tit site bien sympatoche ! Amateur de jeux stylés, point bonus s'il y a une histoire riche et/ou des blagues de gamin. Dispo sur Twitter : @RealMimil

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