[TEST] Dawn of War III : un petit dernier qui fait ses preuves

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Héritier d’une série longue et noble, avec son propre charme et un univers réputé, Dawn of War III était par beaucoup le RTS le plus attendu de l’année ; Relic Entertainment a donc eu beaucoup à faire pour contenter les joueurs et se montrer digne de Dawn of War premier du nom, opus chargé de très bons souvenirs pour beaucoup de joueurs. Alors, pari réussi ?

 

  • Une campagne prenante 

Globalement, les jeux de la série Dawn of War ont tous pu offrir des campagnes très intéressantes, celle de Winter Assault ayant été particulièrement prenante. Ici, l’innovation est de mise puisque les 17 missions vous ferons alterner entre les Orks, les Eldars et les Blood Ravens ! Exit la linéarité du gameplay, puisqu’un coup vous lâcherez des modules d’assaut remplis de Space Marines, avant de déchaîner dans la mission suivante une vague d’Orks sauvages. Cela surprend au début, et pourrait rebuter ceux qui feront la campagne étape par étape ; en effet, il pourra être compliqué d’appréhender les spécificités de chaque faction avec autant de changements, mais la diversité des tactiques vous permettra de ne pas vous ennuyer !

Du point de vue de l’histoire, la fameuse Lance de Khaine présentée dans les trailers sera le cœur de luttes mortelles, qui verront s’affronter des héros biens connus des fans de la saga : la prophétesse Macha, le chapelain Diomedès, le charmant boss Gorgutz ou encore, bien entendu, le maître de chapitre Gabriel Angelos. Chaque faction a ses motivations et est dépeinte avec fidélité ; le meilleur exemple est probablement celui des Orks, dont l’attitude à la fois fun et destructrice est parfaitement retranscrite. Chaque faction a ainsi une personnalité qu’il est difficile de ne pas apprécier à chaque mission !

Cependant, on regrette quelques opportunités manquées qui disposaient pourtant de pistes intéressantes : le début de la campagne nous fait découvrir les Chevaliers Impériaux, ajout relativement récent et extrêmement populaire à son univers. Cela aurait été une occasion parfaite de découvrir l’Adeptus Mechanicus, organisme ô combien intéressant et important de l’univers de Warhammer 40,000. De même, si un inquisiteur plutôt lisse est présent, il aurait pu être fun d’avoir un aperçu plus profond de cette entité qui est rarement là pour plaisanter. Les jeux vidéo estampillés Games Workshop ont la fâcheuse tendance à ne pas exploiter la profondeur et la richesse énormes des univers dans lesquels ils prennent place, ce qui est d’autant plus triste que cela rajouterai beaucoup d’intérêt aux campagnes narratives.

 

 

  • Une qualité graphique prenante, mais…

Pour une fois, le rendu in-game était plus appréciable que les trailers ! En effet, beaucoup craignaient que l’aspect trop coloré présenté par Sega au cours des derniers mois, un peu à la StarCraft II, ne colle pas à l’univers sombre de Warhammer 40,000 ; pourtant, le rendu est des plus réussis et procure un réel plaisir visuel.

Les textures sont à la hauteur d’un jeu de 2017, sans être particulièrement fantastiques. En revanche, grosse mention spéciale aux animations et autres effets visuels, qui sont réalisés à la perfection et claquent vraiment à l’écran. Mais, comme bien d’autres jeux de cet univers, Dawn of War III souffre d’un problème : la direction artistique. Elle est bonne là où elle aurait dû être incroyable ! Comme dit précédemment avec l’exemple de l’Adeptus Mechanicus, Warhammer 40,000 offre une richesse sombre et baroque qui permet d’avoir des environnements et des personnages extrêmement originaux – ceux qui lisent les livres de Black Library le sauront. Certes, les décors sont sympathiques et dignes de tout jeu AAA de cette période, mais une touche supplémentaire aurait grandement été appréciée.

 

 

  • Un gameplay fusionné et fusionnel

Dans l’histoire de la saga, Dawn of War II aura probablement été celui qui a le plus divisé ; malgré des graphismes magnifiques, son gameplay avec quelques unités précises et une montée en niveaux, un peu à l’instar des MOBA, aura été une rupture trop violente pour une très large partie de la communauté. Relic a donc su prendre cela en compte en réintroduisant les bases et les ressources comme la Réquisition et l’Energie ! Le bon vieux retour des casernes et autres assemblages de moelle spectrale, pour construire des armées toujours plus grandes. Néanmoins, dans la campagne comme dans le multijoueur, des unités héroïques (escouades comme la Deathwatch ou personnages comme Gorgutz) sont présentes avec des capacités bien définies ; cela renforce l’aspect spécial de ces unités, tout en enrichissant le gameplay, mais on peut leur reprocher leur surpuissance. En effet, il sera parfois bien facile d’envoyer une unité héroïque et de la regarder faire tout le travail.

Relic a néanmoins su exploiter les spécificités de chaque race – nous l’évoquions pour la campagne et les graphismes, il en est de même pour le gameplay ! Ainsi, les gretchins des Orks peuvent produire certaines unités à partir de morceaux de ferraille, tandis que les Space Marines peuvent faire tomber des renforts directement depuis l’espace. Mais encore une fois, avoir trois races est faible, car des Nécrons, des Tau ou encore des Tyranides auraient apporté encore plus de fraîcheur et de diversité. La campagne de Winter Assault, par exemple, mettait en avant une race pas encore jouable à l’époque mais qui est venue perturber la campagne et susciter de nouvelles stratégies.

 

 

  • Faut-il donc remercier Relic Entertainment ?

Oui ! Malgré les années, le studio américain est encore capable de capter l’essence de sa saga pour proposer de quelque chose d’innovant sans être trop désarçonnant. La campagne est extrêmement agréable et diversifiées, grâce aux trois races que l’on s’approprie à chaque mission sans trop de difficultés ; mais une fois encore, le manque de factions supplémentaires peut se faire sentir, notamment en multijoueur – ce dernier n’offre d’ailleurs, pour l’instant, que des maps 3v3, malgré les propositions du Steam Worksho^p. Les graphismes servent bien Dawn of War III, mais restent globalement classiques malgré des efforts visibles au niveau des animations.

 

On a aimé :

  • Le retour d’anciens personnages de la saga
  • La campagne bien ficelée
  • Les unités héroïques
  • Le retour des bases et des bâtiments !
  • Les graphismes

 

On a moins aimé :

  • Les personnages héroïques trop lisses, sauf Gorgutz
  • Le manque de factions différentes
  • La direction artistique sans âme réelle

 

NOTE FINALE

85/100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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