GOG se lance dans l’édition de jeux vidéo et prépare déjà ses premières sorties
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Quelques mois après avoir quitté le giron de CD Projekt et gagné son indépendance, GOG entend désormais élargir ses activités. La plateforme spécialisée dans les jeux sans DRM se lance dans l’édition avec Retrovibe, un partenariat qui doit permettre à plusieurs productions indépendantes de bénéficier d’un accompagnement commercial et technique. Une évolution intéressante pour une entreprise qui cherche à affirmer son identité depuis son indépendance.
Baptisée Retrovibe by GOG, cette initiative associe deux acteurs aux intérêts relativement proches. Retrovibe prendra en charge le financement, le marketing, les relations avec la presse et les créateurs de contenu, ainsi que les démarches de certification sur les différentes plateformes. Célèbre pour sa préservation des jeux vidéo, GOG apportera de son côté son expertise commerciale, ses capacités de distribution et son accès à une communauté de joueurs particulièrement sensible aux productions rétro.
Deux premiers projets sont déjà annoncés. Cop Bastard, un jeu d’action à l’esthétique rétro, doit ouvrir le bal avec une sortie prévue le 29 octobre 2026. Un autre titre est également en préparation : Project Warlock: Lost Chapters, troisième volet de la série de boomer shooters initiée par Project Warlock. Les deux jeux sont prévus sur GOG et Steam : il ne s’agit donc pas d’une stratégie visant à imposer des exclusivités à la boutique.
Cette diversification intervient dans un contexte particulier. En décembre 2025, Michał Kiciński, cofondateur de CD Projekt et de GOG, a racheté l’intégralité de la plateforme pour 90,7 millions de zlotys, soit environ 21 millions d’euros. GOG fonctionne depuis comme une entreprise indépendante, tout en conservant un accord de distribution avec CD Projekt, garantissant notamment l’arrivée des futurs jeux du studio sur sa boutique.
L’ambition est double : continuer à préserver les classiques du jeu vidéo et soutenir de nouvelles productions partageant une sensibilité rétro. L’édition constitue un moyen concret d’y parvenir, en accompagnant des studios qui ne disposent pas nécessairement des ressources nécessaires pour assurer seuls leur lancement.
Reste à voir si GOG parviendra à transformer cette initiative en véritable activité éditoriale. La concurrence est déjà bien installée et la distribution ne garantit ni visibilité ni succès commercial. Mais le positionnement de la plateforme lui offre une certaine cohérence : plutôt que de chercher à rivaliser frontalement avec les géants du secteur, GOG peut miser sur les productions indépendantes, la préservation et une identité commerciale construite autour de la propriété des jeux.

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