La fameuse 2.0 de Starfield semble se confirmer, mais il va falloir que Bethesda déploie un sacré tour de magie
N'est pas Cyberpunk qui veut...
Depuis plusieurs semaines, les rumeurs autour d’une version 2.0 de Starfield prennent de l’ampleur. La confirmation la plus crédible est venue d’un podcast vidéo de Last Stand Media, au cours duquel le YouTuber MrMattyPlays affirme avoir vu cette version sans pouvoir en dévoiler le contenu.
Une chose est certaine selon lui : elle existe bel et bien et représenterait un overhaul majeur du jeu. Cette hypothétique mise à jour ne se limiterait pas à quelques ajustements cosmétiques, mais viserait une refonte en profondeur de nombreux systèmes, en commençant par le moteur lui-même, souvent pointé du doigt comme la racine de nombreux problèmes. La surabondance d’écrans de chargement, symptôme le plus visible des limites techniques de Starfield, constitue un obstacle majeur à l’immersion. Plus tôt ce mois-ci, le créateur principal du mod Fallout : London a d’ailleurs appelé Bethesda à changer de moteur graphique, ou au moins à améliorer fortement le Creation Engine.
Reste à savoir si Bethesda est réellement capable de corriger ce défaut structurel sans remettre en cause l’architecture même du jeu. Le gunplay fait également partie des chantiers attendus, et en théorie depuis plusieurs années. Comme souvent chez Bethesda, les armes manquent sensation de recul et de sensation d’impact, ce qui affaiblit l’expérience de combat. Une version 2.0 ambitieuse devrait donc revoir en profondeur ce genre de mécaniques pour leur donner plus de poids et de lisibilité.
Autre point sensible : le level design de certaines zones urbaines, à l’image de Neon. Réduite à une longue avenue bordée de boutiques cloisonnées par des écrans de chargement, la ville illustre les limites d’une conception fragmentée. Plus largement, c’est l’exploration qui semble devoir être repensée. Pour un RPG spatial censé faire voyager le joueur à travers la galaxie, la génération procédurale a produit des planètes souvent fades et interchangeables. Les points d’intérêt, amusants lors des premières découvertes, deviennent rapidement répétitifs. Certes, Todd Howard peut penser varier les plaisirs en vendant des mods, mais cela ne suffit absolument pas.
Une version 2.0 crédible devrait ainsi chercher à redonner une identité forte à chaque planète. La comparaison avec l’univers de Warhammer 40,000, et notamment la trilogie Eisenhorn, est éclairante : en quelques livres, elle parvient à dépeindre une diversité de mondes allant des cités-ruches oppressantes aux planètes rurales idéalisées, donnant une véritable sensation de galaxie vivante. D’autant plus que des mods proposent déjà des points d’intérêt plus marquants, preuve que le potentiel existe mais que Bethesda peut – et devrait – le développer comme il faut.
Toutefois, il convient de tempérer les attentes. Aussi massive soit-elle, cette 2.0 ne pourra pas transformer Starfield en un Cyberpunk 2077 bis. Le problème majeur demeure l’écriture : personnages fades, quêtes peu inspirées, univers sans véritable identité forte. Aucune amélioration technique ne peut compenser une faiblesse narrative aussi structurelle. Si Bethesda peut encore corriger son moteur et ses systèmes, la plume, elle, reste le chantier le plus incertain.
Vous pouvez retrouver ci-dessous l’épisode de Last Stand Media où la 2.0 de Starfield est mentionnée :

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