[TEST] The Sinking City nous présente des horreurs aquatiques

Au fur et à mesure de ses trailers successifs, The Sinking City a dévoilé un monde mystérieux et dangereux, largement influencé par H.P. Lovercaft. Développé par Frogwares, ce jeu d’enquête croise la série Sherlock Holmes développée par le studio ukrainien avec un monde beaucoup, beaucoup plus sombre. Est-ce que l’essai est transformé ? On voit ça de suite.

 

  • Des vacances humides à Oakmont

 

Le début du jeu nous introduit rapidement à Oakmont, Massassuchets, et sa situation catastrophique ; la ville de style victorien (Lovecraft oblige) est depuis victime d’une large inondation lié à la montée soudain des eaux, ainsi que des pluies torrentielles. Vous l’aurez compris, le cadre aquatique est posé pour de merveilleuses aventures.

Mais une ville se décrit aussi par ses habitants, et ceux d’Oakmont valent le détour : principalement pêcheurs ou commerçant, on trouve aussi un baron au lignage génétique particulier et des conspirateurs aux allures de cultistes. Un racisme ambiant est également présence, tant envers des habitants immigrés que les noirs – le jeu avertit d’ailleurs dès son lancement que les années 20 n’étaient pas réputées pour leur tolérance, et que c’est dans cette optique que des propos racistes sont tenus par des personnages.

L’ambiance est donc délétère dans ce qui s’annonce être une enquête difficile pour notre héros, lequel est en demi-teinte.

 

 

 

 

 

  • Un détective qui fait des cauchemars et sait les exploiter

 

Nous incarnons ici Charles W. Reed, un détective privé assailli de visions et convaincu que la réponse à ses problèmes se trouve dans la ville maudite d’Oakmont – pourquoi pas. D’un point de vue gameplay, Reed offre des possibilités intéressantes : des « pouvoirs » lui permettent d’ouvrir des portails sur des lieux précis, afin de revivre des scènes surnaturelles. La fonctionnalité du Palais de la Mémoire se couple parfaitement à l’ensemble, nous obligeant ainsi à tisser des liens logiques entres les différents événements que nous rassemblons.

Mais Reed n’a pas que son cerveau comme arme ! La monnaie principale d’Oakmont est les balles de pistolet, bien plus utiles que l’argent ces temps troublés. Revolver et objet contondant seront ainsi les armes de prédilection de notre héros… mais pas suffisamment. The Sinking City est certes un jeu d’investigation, mais les combats auraient eu du sens ; en effet, Frogwares adapte ici l’univers de Lovrecraft sans le copier, et pour une fois, plus de combats auraient apporté une originalité bienvenue.

Malgré tout, le système d’enquête est bien ficelé, grâce à l’expérience acquises sur la licence Sherlock Holmes, et saura largement ravir les fans du genre. Il faut tout de même noter que Reed est un héros assez générique, sans traits poussés lui donnant un charme particulier. On regrette donc légèrement le manque de personnalisation du studio, qui aurait pu nous offrir un personnage moins classique.

 

 

 

 

  • Un univers parfaitement adapté

 

Les équipes de Frogwares comportent de nombreux fans de Lovecraft, et ça se sent. Le jeu regorge d’easter-eggs bien sympathiques, et certains sont même plus que cela ; dès le début de l’histoire, on apprend que Oakmont a été envahie de réfugiés venant de la ville voisine nommée… Innsmouth ! Tirée d’une nouvelle extrêmement populaire de l’écrivain américain, cette cité fictive comportait elle aussi une large population de pêcheurs, mais dont beaucoup étaient affligés de mutations aquatiques – pour en connaître la raison, lisez la nouvelle, ça vaut largement le coup d’œil !

La direction artistique est également très soignée, qu’il s’agisse de l’architecture de la ville, laquelle est un gigantesque open world, ou des créatures et objets ésotériques, parfois difficiles à concrétiser tant le matériel d’origine est complexe. Frogwares a également su mélanger avec parcimonie les éléments d’investigation et d’horreur, en évitant le piège de l’outre-mesure.

 

 

 

 

 

On a aimé :

  • Le charme dangereux d’Oakmont et son open world
  • L’appropriation de l’univers de Lovecraft
  • Le Palais de la Mémoire
  • L’ambiance générale construite au fur et à mesure

 

On a moins aimé :

  • L’open world un peu trop vide
  • Le manque de combats/dynamisme
  • Un Reed pas hyper charismatique

 

 


NOTE FINALE


75 / 100


 

 

 

Rédacteur en chef de ce p'tit site bien sympatoche ! Amateur de jeux stylés, point bonus s'il y a une histoire riche et/ou des blagues de gamin. Dispo sur Twitter : @RealMimil

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