[TEST] Metro : Exodus, quand la Russie d’en-dessous se rend au-dessus

Dmitri Gloukhovski, si ce nom ne vous dit rien, alors malheureusement pour vous, vous êtes passé à côté de l’un des plus grands écrivains de science-fiction du monde ! Cet écrivain russe n’a rien à envier à son défunt homologue, Isaac Asimov, lui aussi originaire de la mère patrie. Si je vous parle de littérature dans un article portant sur un jeu-vidéo, c’est tout simplement parce que Gloukhovski est l’auteur de la saga littéraire Metro, qui a inspiré la série de jeux du même nom.

Le dernier en date, sortie le 15 février 2019, est Metro Exodus. Troisième opus de la série, et faisant suite au livre Metro 2035, (ainsi qu’au jeu Metro : Last Light), il est le premier à offrir au jeu une expérience à l’extérieur des métros moscovites. A l’aide d’une locomotive, 4A Games nous faire traverser la Russie. Je l’ai testé pour Always For Keyboard, et donc voici mon avis !

 

  • C’est tellement bien fait qu’on s’y croirait

 

C’était la première fois que je jouais à un jeu Metro, il faut le dire. Si au début, une bonne partie du chat de la WebTV s’attendait à tomber sur un clone de Fallout, après ma première session de 2 heures, il va sans dire que ça n’a strictement rien à voir ! Le jeu à son ambiance propre, très prenante, et il arrive parfois qu’on passe plusieurs minutes sans rien dire tellement on se sent impliqué dans le jeu.

Les décors y sont pour quelque chose, magnifiques en extérieur comme en intérieur, j’ai été fasciné par le Moscou enneigé que l’on nous sert en début de jeu. Les graphismes sont magnifiques et servent parfaitement un monde ravagé, dont la destruction tragique prend presque une dimension poétique.

 

 

Les cinématiques aussi sont soignés, et celle qui nous expose l’histoire à travers les vitres d’un métro résume bien la situation de l’univers dans lequel on est plongé, notamment pour les néophytes de la licence tel que moi.

 

 

Les humains ne seront pas les seuls à vous foncer dessus tel un joueur de Winstrike rush le site B ! Il y a aussi tout un bestiaire, mon premier contact avec l’un de ces monstres aura été mémorable. 4A Games a vraiment travaillé à des ennemis variés, qui s’intègrent parfaitement dans ce monde post-apocalyptique où, manifestement, les radiations ont fait leur travail.

 

Non, il n’y a pas de soucis à la caméra, j’ai juste sursauté comme un froussard

 

La petite tâche que je pourrais émettre concernant tout ce qui contribue à la “forme” du jeu, ce serait pour les personnages. Leur doublage en VF est correct, et si certes, le jeu a la bonne idée de souvent nous donner des scènes de dialogue (notamment à bord de la locomotive) entres eux pour créer un esprit d’équipe et des relations, ils ne sont pas toujours très marquant, mais ils restent juste ! Artyom, notre principal personnage, est muet. Alors, avoir un personnage muet n’est pas un soucis, mais le soucis de Metro : Exodus, c’est qu’il joue beaucoup sur les dialogues avec nos compagnons, et le fait qu’ils parlent dans le vide, parfois même en faisant comme si on leur avait répondu, viens casser cette immersion.

 

  • Un jeu facile

 

Etant un habitué du genre FPS, lorsque j’ai démarré ma session de Metro Exodus, j’ai choisi la difficulté Difficile. Pourtant le jeu m’a tout de même semblé très simple, sans réel défi. Je pense que l’une des principales raisons est l’intelligence artificielle. Arrêter de vous attaquer pour cibler un allié, se mettre à couvert dans un endroit ou il est totalement à découvert, ne pas vous voir alors que vous êtes sous ses yeux… ce sont des actions que les ennemis répètent souvent, surtout les ennemis humains.

Par ailleurs même si les munitions sont dites précieuses (en mode difficile en tout cas), il faut dire que l’on en ramasse souvent sur des ennemis, pareil pour certains items de soins. La difficulté n’est peut être pas assez haute, même dans les modes de difficultés les plus hauts.

 

  • Une histoire captivante et un nouveau monde ouvert

 

Voici un speech rapide de la trame de Metro : Exodus : Artyom, notre personnage principal, est persuadé que il y a toujours des survivants en dehors des souterrains moscovites. Après avoir découvert avec sa fiancé que les habitants du métro de la capitale n’étaient pas les seuls survivants de l’apocalypse nucléaire, et après s’être enfui de Moscou où ils auraient fini réduits en petits morceaux, Artyom et sa bande parcourent la Russie à bord d’une locomotive, où ils feront régulièrement des escales en quête d’un nouveau lieu ou vivre.

 

 

L’histoire de ce Metro est très intéressante, et pour une fois, tout ne semble pas tout noir dans l’univers des mondes post-apocalyptiques nucléaires. Le jeu peut donc alterner entre plusieurs tons pour enrichir son histoire !

Plus haut, je parlais des personnages, du fait qu’ils ne soient pas toujours très inspirés ou qu’ils ont des monologues avec notre héros principal. Leurs lignes de texte n’en restent pas moins souvent justes et humaines. Je le répète, c’est surtout le fait qu’il ne reçoivent pas de réponse qui pose soucis dans le script du jeu.

Si certains ont peut-être pu être douteux à l’idée de retrouver l’expérience Metro 100% claustrophobie qu’ils chérissaient, rassurez-vous, le jeu n’est pas entièrement en monde ouvert. A vrai dire on est pas dans un “vrai” monde ouvert. Chaque lieu où notre locomotive fait escale, est une zone où l’on est libre de nos mouvements et où l’on est invité à explorer. On peut directement faire la quête principale, ou bien passer par quelques quêtes annexes, et parfois, on retourne même dans les souterrains où dans des lieux très étroits. C’est un mélange que le jeu maîtrise, il arrive à rester sur de bons rails (haha, parce qu’on est à bord d’un train, les rails, RIGOLE !) et à conserver une certaine “linéarité” dans l’histoire.

 

 


 

On a aimé :

  • Un univers très immersif et riche
  • Le mélange entre scènes en monde ouvert et scènes “en intérieur” réussi
  • Histoire captivante et entraînante

 

On a moins aimé :

  • IA aux fraises
  • Les dialogues avec Artyom nous sortent du jeu et de son immersion

La fin de cette expérience qu’aura été la trilogie Metro en jeu vidéo reste une réussite, si vous êtes un amateur de FPS vous pouvez y aller, vous y gagner un incroyable univers uchronique et dystopique ainsi qu’une histoire enrichissante !

 


NOTE FINALE


90 / 100


 

 

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