[Gamescom 2022] Gerda, l’aventure nordique faite de dilemmes et d’émotions

   

La Seconde Guerre Mondiale est un sujet qu’on ne connaît que trop bien, du point de vue des alliés comme des ennemis, mais moins lorsqu’il s’agit d’autres pays comme le Danemark. C’est cette zone d’ombre que lèvera le prochain projet édité par Dontnod.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Shalev Moran, lead designer, et Hans Von Knut Skovfoged, PDG et creative director de Portaplay durant la Gamescom. Ils ont pu me parler un peu plus de leur prochain jeu, Gerda : A Flame in Winter, dont la sortie est prévue le 1er septembre 2022 sur PC (Steam) et Nintendo Switch.

 

 

Durant cette guerre, l’Allemagne n’a pas uniquement rendu visite à la France, la Pologne, l’URSS et autres. Elle a également envahi le Danemark, ce qui était plus une occupation qu’une guerre en soit ; et c’est dans le petit village de Tinglev, pas bien connu du grand public, que notre histoire se déroule.

Loin des lignes de front, nous ne prenons pas part au combat directement. Portaplay nous invite à « vivre l’histoire vraie de Gerda, inspirée du périple de mes grands-parents que me racontait mon père » précise Hans Von Knut Skovfoged, et d’ajouter : « le jeu présente le quotidiens des civils qui tentent de continuer de vivre malgré la menace allemande. Bien loin des combats militaires, ils doivent néanmoins se battre pour l’espoir, pour la confiance des villageois. Il faut comprendre que durant n’importe qu’elle guerre, l’oppression sur les civils. Dans Gerda, vous soignez les blessures plutôt que de les infligées. » Le jeu prend place à quelques mois de la fin de la guerre, période durant laquelle, le habitant de Tinglev endurent les horreurs les plus subtiles.

 

 

Nous incarnons Gerda, une jeune infirmière germano-danoise, qui a vu son village de Tinglev (au Danemark) basculer sous l’occupation allemande. Celle-ci va faire face à des dilemmes parfois lourds de conséquences, entre le sauvetage de ses proches ou aider une personne dans le besoin. Toute action peut avoir un impact sur le dénouement du jeu ; c’est le joueur qui façonne l’histoire, et c’est satisfaisant de savoir que chacune de nos décisions peut influer sur l’aventure.

 

 

Et c’est sur ce dernier point que le joueur en lui-même est important. En fonction de nos principes, nos actions, la personnalité de Gerda s’en retrouve impactée. Nos choix sont également influencés par l’exploration, les objets trouvés ou non, les points de relation… Il faudra choisir à qui faire confiance, à qui donner ou comment utiliser une ressource. Vous l’aurez compris, le jeu se base essentiellement sur les choix du joueur.
La personnalité de Gerda est un élément essentiel du jeu ; en effet, nous avons à disposition un journal dans lequel nous pouvons voir la personnalité évoluer en fonction des décisions prises. Dans celui-ci, nous pourrons également retrouver une synthèse des choix pris, des rencontres ou encore des faits historiques découverts durant le jeu. Toutes nos relations y sont consignées, en particulier l’indice de confiance envers celles-ci.

 

 

C’est une véritable peinture à l’huile inspirée de l’impressionnisme nordique qui prend vie sous nos yeux. Une direction artistique que nous n’avons pas l’habitude de voir, mais qui nous charme très rapidement. C’est un peu la marque de Dontnod, qui édite le jeu : des histoires fortes, servies par une direction artistique aux petits oignons.
Toujours dans les habitudes de l’éditeur, Gerda : A Flame in Winter joue autant sur la sensibilité des choix que celle du joueur. Nos émotions sont sur le point d’avoir elles même des émotions durant ce voyage nordique. Prévoyez les mouchoirs, car « il est fort probable que des larmes viennent s’ajouter au gameplay ! » m’a précisé Shalev Moran (avec un sourire à peine dissimulé).

 

 

 

Gerda : A Flame In Winter sortira le 1er septembre prochain sur Nintendo Switch et PC (via Steam). Développé par Portaplay, il s’agit du premier jeu extérieur édité par les Français de Dontnod.

 

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