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Ubisoft confie ses licences Tom Clancy à un vétéran de 2K et Amazon : un signal fort pour l’avenir de Splinter Cell et The Division

Ubisoft poursuit sa profonde réorganisation en recrutant Christoph Hartmann, ancien dirigeant d’Amazon Games et cofondateur de 2K Games, pour prendre la tête de sa division Creative House 2, l’entité désormais chargée des principales licences Tom Clancy. Cette nomination place ainsi sous sa responsabilité des franchises majeures telles que The Division, Ghost Recon et Splinter Cell.

Le profil de M. Hartmann n’a rien d’anodin ; durant quatorze années à la tête de 2K, il a supervisé le lancement ou le développement de séries comme BioShock, Borderlands ou Civilization. Plus récemment, il occupait un poste de vice-président chez Amazon Games, où il a participé à l’expansion des activités d’édition du géant américain avant son brutal pivot vers l’IA. Cette arrivée intervient dans un contexte particulièrement délicat pour Ubisoft : l’éditeur français a engagé depuis plusieurs mois une vaste restructuration interne, avec la création de plusieurs Creative Houses spécialisées par genres, des réductions de coûts, des annulations de projets et plusieurs vagues de restructurations au sein de ses studios – ce qui se traduit par des licenciements massifs, comme le mois dernier.

Le choix de placer un dirigeant externe à la tête des licences Tom Clancy traduit sans doute une prise de conscience. Ces franchises traversent une période contrastée : Rainbow Six Siege demeure une réussite durable, tandis que Ghost Recon peine à retrouver une direction claire et que The Division a connu plusieurs projets annulés ou retardés ces dernières années. Splinter Cell, de son côté, reste absent malgré le remake annoncé depuis longtemps. Une rumeur datant de 2021 – ça remonte, c’est vrai – faisait état d’un FPS rassemblant les licences majeures de ce genre appartenant à Ubisoft, et la folie de cette idée avait de quoi plaire. Mais malheureusement, les jeux de tir ne semblent plus trop en vogue chez le géant breton.

Au-delà du simple changement de management, cette nomination soulève une question plus importante : Ubisoft cherche-t-il à relancer ses licences militaires historiques comme des marques capables de rivaliser à nouveau avec les plus grands acteurs du marché du jeu en live-service ? Le parcours de Christoph Hartmann pourrait justement correspondre à cette ambition. Habitué à gérer des franchises sur le long terme, il devra désormais redonner une cohérence à un portefeuille Tom Clancy parfois fragmenté entre jeux-service, expériences coopératives et projets solo.

Pour Ubisoft, l’enjeu dépasse largement une simple nomination. Les univers Tom Clancy ont longtemps constitué l’un des piliers de l’éditeur. Leur renaissance pourrait devenir l’un des principaux tests de la nouvelle organisation voulue par Yves Guillemot.

 

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