Steam accusé de maintenir artificiellement les prix élevés : Valve visé par une action en justice aux Pays-Bas

Pour rappel, le géant étasunien a récemment qualifiée les loot boxes de "surprises amusantes"

Après les États-Unis et le Royaume-Uni, c’est désormais aux Pays-Bas que Valve se retrouve dans le viseur de la justice. L’association néerlandaise Consumer Competition Claims Foundation (CCCF) a lancé une action collective (consultable ici) contre l’entreprise, l’accusant d’abuser de la position dominante de Steam pour maintenir artificiellement des prix élevés sur le marché du jeu PC.

Au cœur du dossier figure la célèbre commission de 30 % prélevée par Steam sur les ventes. Selon l’association, cette commission pousserait les éditeurs à augmenter leurs prix, tandis que Valve empêcherait, de manière contractuelle ou informelle, les développeurs de proposer leurs jeux moins chers sur des boutiques concurrentes comme l’Epic Games Store ou GOG. Si ces accusations étaient confirmées, la concurrence par les prix serait fortement limitée.

La CCCF évoque également les pratiques de géoblocage déjà sanctionnées par la Commission européenne par le passé et critique le fait que de nombreuses microtransactions effectuées via Steam passent obligatoirement par le portefeuille Steam, générant une nouvelle commission pour Valve. C’est là la définition claire d’un monopole, chose particulièrement honnie aux Pays-Bas. S’il faut le rappeler, la gestion exclusive de Valve sur les loot boxes Counter-Strike rapporte annuellement environ un milliard de dollars au géant des jeux vidéo.

 

 

L’association estime que les joueurs néerlandais auraient payé plus de 220 millions d’euros en trop depuis 2013. En cas de victoire, elle évalue l’indemnisation potentielle à plus de 130 euros par joueur, voire davantage pour les utilisateurs les plus actifs.

Valve conteste depuis plusieurs années les accusations similaires formulées dans d’autres procédures et affirme ne pas imposer aux développeurs la fixation des prix sur les plateformes concurrentes ; reste que les recours se multiplient à travers le monde. Si l’un d’eux venait à aboutir, c’est tout le modèle économique de Steam – et plus largement celui des boutiques numériques sur PC – qui pourrait être remis en question.

 

 

 

Rédacteur en chef de ce p'tit site bien sympatoche ! Amateur de jeux stylés, point bonus s'il y a une histoire riche et/ou des blagues de gamin. Dispo sur Twitter : @RealMimil

Laisser un commentaire