Le rachat d’Electronic Arts par un consortium mené par l’Arabie saoudite sera finalisé la semaine prochaine

Les régulateurs ont approuvé, l'argent peut affluer

L’un des plus importants bouleversements de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo est sur le point d’être acté. Electronic Arts a confirmé que son rachat par un consortium d’investisseurs mené par le Public Investment Fund (PIF) d’Arabie saoudite sera officiellement finalisé le 4 août, après l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires nécessaires. Évaluée à 55 milliards de dollars, l’opération marquera le plus grand leveraged buyout jamais réalisé dans le secteur du jeu vidéo.

Aux côtés du fonds souverain saoudien figurent également Silver Lake et Affinity Partners, la société d’investissement fondée par Jared Kushner. Une fois la transaction finalisée, Electronic Arts quittera la Bourse pour redevenir une entreprise privée. Le PIF détiendra plus de 93 % du capital, lui conférant le contrôle quasi total de l’éditeur de licences majeures comme Battlefield, The Sims, EA Sports FC ou encore Apex Legends.

Cette acquisition suscite néanmoins des interrogations depuis son annonce en 2025. Plusieurs développeurs, créateurs de contenu et élus américains ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’influence que pourrait exercer l’Arabie saoudite sur les orientations d’Electronic Arts, notamment au regard des critiques régulièrement adressées au royaume concernant les droits humains. Jusqu’à présent, EA a toutefois répété que ses studios conserveraient leur indépendance créative et que cette opération ne modifierait ni ses valeurs ni sa stratégie éditoriale.

Au-delà des questions politiques, ce rachat illustre surtout l’ambition du PIF de renforcer sa présence dans l’industrie du jeu vidéo. Déjà propriétaire de sociétés comme Scopely et ESL FACEIT Group, ainsi qu’actionnaire de plusieurs grands éditeurs, le fonds saoudien ajoute désormais l’un des poids lourds historiques du secteur à son portefeuille. Pour Electronic Arts, une nouvelle ère s’ouvre, avec la promesse de moyens financiers considérables, mais aussi une pression accrue pour rentabiliser un investissement de 55 milliards de dollars.

 

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