Les développeurs ukrainiens de SAND : Raiders of Sophie décalent leur jeu, la guerre dans leur pays entravant le développement
L'extraction shooter n'a pas de nouvelle date de sortie, alors que les développeurs essayent de finaliser le jeu dans un pays en guerre
L’extraction shooter SAND : Raiders of Sophie ne sortira finalement pas en mars comme prévu. Le studio ukrainien Hologryph a officialisé le report dans un post sur Steam, invoquant des conditions de développement particulièrement difficiles ces derniers mois.
Dans un message adressé à la communauté, les développeurs évoquent sans détour la réalité du terrain : « Ces derniers mois ont été difficiles pour nous ici en Ukraine » avec des « coupures de courant importantes et perturbations liées aux alertes aériennes. » Ces menaces constantes, liées à l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie, ont directement impacté la production du jeu, notamment dans sa phase finale. Concrètement, ces conditions ont empêché l’équipe de finaliser plusieurs fonctionnalités clés à temps. Le studio reconnaît que certains éléments importants, qui devaient être prêts pour le lancement, sont encore en retard. Résultat : plutôt que de proposer une version incomplète, Hologryph a préféré repousser la sortie mais sans annoncer de nouvelle date pour le moment.
Ce report intervient après plusieurs semaines d’incertitude côté joueurs ; alors que SAND était toujours officiellement attendu pour mars 2026, l’absence de date précise commençait déjà à susciter des inquiétudes dans la communauté. Pour rappel, SAND : Raiders of Sophie se distingue dans le paysage des extraction shooters par son concept atypique : les joueurs y pilotent d’immenses bases mécaniques mobiles, les Tramplers, servant à la fois de transport, de base et d’arme dans un monde désertique hostile. Une proposition originale qui explique en partie l’attente autour du jeu.
Dans un contexte où le développement de jeux en Ukraine reste fortement impacté par la guerre, ce report rappelle une réalité souvent invisible : derrière les délais, il y a parfois bien plus que de simples contraintes de production.



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