Le nouveau StarCraft prend une direction radicalement différente de celle de ses prédécesseurs, mais Blizzard semble vouloir éviter un autre changement : celui du modèle économique. Annoncé à la BlizzCon 2026 comme un FPS en monde ouvert, le jeu est actuellement conçu comme une expérience narrative complète, avec un début, un milieu et une fin.
Dan Hay, directeur créatif et general manager du projet, le décrit comme un « produit boîte. » Les joueurs créeront leur propre personnage, lui donneront un nom et suivront son histoire à travers une campagne qui aura une conclusion définitive. Blizzard précise surtout qu’il ne s’agit pas d’un jeu saisonnier, contrairement à la tendance actuelle des grosses productions multijoueurs.
Cela ne signifie pas pour autant que l’expérience sera linéaire : le monde ouvert permettra d’explorer le secteur Koprulu, de réaliser des quêtes secondaires, récupérer des ressources, améliorer son équipement et revenir plus tard sur une mission particulièrement difficile. Cette structure rappelle forcément Far Cry, ce qui n’est guère surprenant puisque Dan Hay a travaillé sur plusieurs épisodes de la série avant de rejoindre Blizzard.
Le scénario se déroulera 70 ans après StarCraft II, laissant à Blizzard une liberté considérable pour imaginer l’évolution des factions et introduire de nouveaux personnages. L’équipe veut toutefois conserver l’atmosphère sombre et brutale de la licence, ce que montre clairement la cinématique délicieusement morbide.
Le projet n’est attendu qu’au printemps 2030. D’ici là, beaucoup de choses peuvent encore changer, mais cette orientation est déjà intéressante : après avoir abandonné la stratégie en temps réel, Blizzard ne semble pas vouloir transformer StarCraft en énième service permanent. Le studio tente plutôt de construire un véritable jeu d’aventure dans cet univers, que l’on achète, termine et auquel on peut ensuite revenir par plaisir.

