Pourquoi Fallout: New Vegas paraît-il plus impitoyable que Fallout 3 dès les premières heures de jeu ? Pour Josh Sawyer, directeur du RPG culte d’Obsidian Entertainment, cette différence était entièrement assumée. Dans une récente interview, il explique que l’objectif était de pousser les joueurs habitués au titre de Bethesda à revoir leur façon d’explorer le monde et d’aborder les combats.
« Nous voulions que le joueur comprenne : « Ce n’est pas Fallout 3. Les choses fonctionnent un peu différemment ici. Si vous ne faites pas attention, vous allez vous faire démolir., » explique Sawyer. Pour parvenir à cet effet, Obsidian a fortement réduit le level scaling, le système qui adapte la puissance des ennemis au niveau du joueur. Résultat : certaines zones, comme Quarry Junction et ses célèbres ennemis, deviennent pratiquement infranchissables au début de l’aventure.
Ce choix de conception répondait également à une autre ambition : retrouver la philosophie du premier Fallout. Sawyer souhaitait créer un monde plus organique, où les obstacles ne sont pas artificiellement verrouillés, mais imposent au joueur d’évaluer les risques avant de s’aventurer trop loin. « J’adorais cette sensation de liberté dans Fallout, où l’on pouvait atteindre des zones de fin de jeu très tôt si l’on savait ce que l’on faisait.«
Avec le recul, cette approche s’est révélée déterminante dans l’identité de Fallout: New Vegas. Là où Fallout 3 privilégiait une exploration plus accessible, le RPG d’Obsidian misait sur la progression, l’observation et la préparation. Des choix parfois déroutants à sa sortie, mais qui contribuent aujourd’hui encore à faire de New Vegas l’un des épisodes les plus respectés de la franchise.
Pour rappel, un remake de Fallout: New Vegas a été annoncé il y a quelques jours, tandis qu’Obsidian va développer un nouveau jeu dans la saga.

