Peu de séries ont autant marqué le jeu de stratégie en temps réel que Dawn of War. En 2004, Relic Entertainment révolutionnait le genre en adaptant l’univers de Warhammer 40,000 dans un RTS où le contrôle des positions stratégiques, les combats spectaculaires et les affrontements asymétriques primaient sur la simple accumulation de ressources.
Au fil des années, la saga s’est étendue en génial comme en médiocre, avant de tomber dans l’oubli malgré les demandes des fans. En août 2025, nos souhaits ont été exaucés puisqu’a été annoncé Dawn of War IV, héraut tant attendu d’un univers qui ne cesse d’engranger de nouveaux fans. Développé par King Art Games, ce nouvel opus ne cherche pas simplement à produire un nouveau jeu Warhammer, loin de là. Le studio allemand affiche une ambition beaucoup plus importante : réconcilier les fans des deux premiers opus tout en modernisant les mécaniques du RTS pour séduire une nouvelle génération de joueurs.
Pourquoi Dawn of War IV est-il aussi attendu ?
Le retour de Dawn of War intervient dans un contexte particulier, puisque jamais l’univers de Warhammer 40,000 n’a été aussi populaire. Les succès de Warhammer 40,000: Space Marine 2, de nombreux jeux de stratégie et l’expansion constante de Games Workshop ont permis à la licence de toucher un public bien plus large qu’auparavant.
Dans le même temps, le monde des RTS AAA traverse une période paradoxale. Le genre continue de passionner des millions de joueurs, mais peu de studios osent encore investir dans des productions de grande ampleur. Dawn of War IV apparaît donc comme l’une des rares tentatives de relancer les RTS narratifs à gros budget, en s’appuyant sur une double licence bien ancrée dans le paysage vidéoludique.
Dawn of War IV sortira le 17 septembre 2026 sur Steam.
Un retour aux fondamentaux… sans renoncer aux nouveautés
L’une des principales promesses de King Art Games consiste à retrouver l’équilibre entre les deux premiers épisodes, équilibre qui a largement été perturbé au cours des années. Le premier Dawn of War reposait sur des armées gigantesques et une forte gestion économique, alors que Dawn of War II privilégiait quant à lui des affrontements plus tactiques, centrés sur un nombre limité d’escouades.
Dawn of War IV tente de réunir ces deux philosophies puisque les joueurs devront construire leur base, sécuriser les points de ressources, développer leur économie et déployer de vastes armées, tout en conservant l’importance du positionnement, des capacités spéciales et de la microgestion qui faisaient la richesse tactique de la série. Les développeurs ont également confirmé le retour des célèbres Sync Kills, ces animations d’exécution qui avaient largement contribué à l’identité visuelle (et à la badasserie) de Dawn of War.
L’une des annonces les plus marquantes et les plus plaisantes concerne le choix de Kronus comme théâtre principal des opérations.
Les vétérans reconnaîtront immédiatement cette planète devenue culte grâce à Dark Crusade dont le retour ne constitue pas un simple clin d’œil nostalgique : il permet aux développeurs de réunir plusieurs factions majeures autour d’un même conflit tout en profitant d’un terrain déjà profondément ancré dans le lore de Dawn of War. Selon les premières informations données, cette nouvelle version de Kronus sera beaucoup plus vaste et dynamique, avec plusieurs biomes, des cartes évolutives et des événements capables de modifier le déroulement des campagnes ; et si la campagne narrative reste bien évidemment très attendue, ce mode Croisade qui nous permettra de conquérir Kronus dans un sandbox ultra libre à de quoi nous exciter !
Les factions jouables
L’asymétrie reste au cœur de Dawn of War IV, encore plus que dans les jeux précédents.
Chaque faction dispose d’une économie, d’une doctrine militaire et d’un style de jeu profondément différents. Les développeurs souhaitent éviter toute homogénéisation afin que chaque armée demande une approche stratégique spécifique.
- Astra Militarum (anciennement la Garde Impériale) : cette faction iconique de l’univers ne sera malheureusement jouable que durant la campagne narrative, du moins au début. On imagine qu’un DLC viendra rapidement nous permettre d’incarner la colonne vertébrale des armées de l’Imperium en multijoueur et à la conquête de Kronus – le général Sturnn doit être vengé !
- Adeptus Mechanicus : c’est la première fois de l’histoire de la saga que nous pourrons jouer les servants de l’Omnimessie, dont la redoutable technologie fera pleuvoir la mort sur de nombreux ennemis.
- Orks : menés par le malin Gorgutz, les aussi nombreux que puissants – voire « kruels » selon leur propre terminologie – sont de retour pour ce nouvel opus, avec une stratégie savamment établie : taper des ‘zom.
- Nécrons : récemment mis en avant dans le lore, les livres et les jeux vidéo de différents studios, les Nécrons s’éveillent après une longue sieste pour montrer que patience est mère de toutes les vertus, tant qu’il y a des armes Gauss.
- Blood Ravens : il est scientifiquement impossible de concevoir un Dawn of War sans le chapitre le plus mystérieux de l’Adeptus Astartes, et cet opus ne fera pas exception. Cependant, on notera quelques différences majeures avec les jeux précédents puisque ce sont désormais des Piramris qui arboreront l’héraldique du corbeau.
- Dark Angels : une sacré surprise, mais qui fait plaisir ! Le chapitre qui était autrefois la première des légions Astartes sera jouable dans la campagne solo… et mené par nul autre que Lion El’Jonson, son Primarque récemment revenu d’un long sommeil.
On le remarque aisément, il y a moins de factions au lancement que dans les opus précédents.
Si cela peut paraître décevant en soi, King Art Games a fait le choix de miser plus sur la qualité que la quantité ; comme le prouvent les différents rapports de bataille en amont de la sortie du jeu, les factions sont extrêmement personnalisées et offrent chacune un gameplay unique. Si des DLC arriveront par la suite, il y a déjà une grande variété disponible dans les stratégies possibles, en plus de refléter le lore qu’on aime.
Notons aussi des unités inédites, comme les motos des Space Marines, qui ont certainement offert aux développeurs d’intéressants défis d’équilibrage !
Un gameplay pensé pour les vétérans… mais aussi plus accessible
L’un des défis majeurs de Dawn of War IV consiste à attirer de nouveaux joueurs sans décevoir les passionnés de RTS.
Pour y parvenir, KING Art Games introduit plusieurs améliorations ergonomiques destinées à limiter les manipulations répétitives tout en conservant une profondeur stratégique importante. Le studio insiste toutefois sur un point : ces changements ne visent pas à simplifier le jeu, mais à permettre aux joueurs de se concentrer davantage sur leurs décisions tactiques que sur des actions mécaniques.
Cette philosophie se retrouve dans plusieurs systèmes déjà présentés, notamment la gestion des renforts, certaines commandes intelligentes ou encore les nouvelles interactions entre les unités. Il est bizarre, je ne vous le cache pas, de faire apparaître les bâtiments depuis un menu plutôt que via la ferveur encyclopédique d’un techno-prêtre… mais au final, ça fait moins de micro-gestion et plus de temps pour les batailles !
Un lore changé, avec beaucoup d’implications
Depuis Dawn of War III il y a presque une décennie, le lore de Warhammer 40,000 a énormément changé.
On pense bien sûr à l’arrivée des Primaris et au retour des Primarques, mais pas. Beaucoup de factions ont été largement approfondies, ce qui explique notamment la présence des Nécrons et de l’Adeptus Mechanicus au lancement du jeu. La présence des Dark Angels mais aussi de Lion El’Jonson dans la campagne est aussi un signal fort que King Art Games veut ancrer son jeu dans le lore moderne, en faisant de Dawn of War IV une part intégrante de l’univers grimdark que nous aimons tant. On peut tout à fait imaginer que d’autres personnages nommés arriveront avec d’autres factions.
Et justement, c’est un autre aspect qui rend les choses intéressantes. Nul doute que les Aeldari, les T’au ou encore les Sœurs de Bataille finiront par arriver avec des DLC, mais on peut également imaginer les Squats (via les modernes Ligues de Votann) ou les Cultes Genestealers finir par arriver en jeu si la demande est présente. Encore une fois, avec le détails que King Art accorde à chaque faction, on pourrait se retrouver avec de véritables pépites !
Et la review ?
Notre avis sur le jeu est actuellement basé sur les bêtas fermées, sur lesquelles il est impossible de communiquer. Mais lors de la sortie de Dawn of War IV, comptez sur nous pour vous dire sans détour ce qu’on pense de ce nouvel opus !

