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[TEST] Company of Heroes 3 perpétue et améliore l’héritage de ses prédécesseurs, mais pas toujours à la perfection

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Licence mythique s’il en est, Company of Heroes a été là lors de l’apogée des RTS, et fait son grand retour à l’heure où le genre ressuscite de ses cendres.

On retrouve Relic Entertainment au développement, et disons-le clairement, le studio semble être assez loin de ses heures les plus glorieuses. Mais ces derniers mois, nos essais avec différents builds de Company of Heroes 3 ont été plutôt prometteur ; est-ce que la trilogie peut nous offrir un dernier chapitre digne de ses grands frères ?

On voit ça de suite !

 

 

 

Deux campagnes sont disponibles dans Company of Heroes 3. La première est assez courte, puisqu’elle comporte 8 missions dans le Sahara. De manière intéressante, Relic nous fait ici jouer Erwyn Rommel, célèbre Generalfeldmarschall  du 3ème Reich ; s’il ne faut jamais mettre l’Histoire de côté, il est important de noter quelle polyvalence avaient les armées du « Renard du désert », et l’intérêt d’un point de vue gameplay. Cette intéressante campagne brille particulièrement par ses nombreux espaces ouverts, qui offrent des challenges corsés pour un jeu de stratégie ; Relic nous pousse intelligemment à les exploiter, puisque les divisions de tanks brilleront sur ce type de champ de bataille.

Néanmoins, la grande star de cet opus est bien la campagne d’Italie. Les fourbus Anglais et les féroces Américains débarquent en Sicile, avec pour objectif de remonter tout le pays jusqu’à Rome. Ce long voyage mêle narration et gameplay, pour nous faire ressentir toute l’intensité de la campagne.

 

 

 

 

 

Pourtant, Relic Entertainment signe ici un échec – loin d’être total, mais c’est au final ce qui le rend plus amer. Une carte de campagne nous permet de planifier nos opérations : prise d’objectifs, bombardements depuis des bateaux, embuscades, chemins à privilégier pour avancer… clairement, on se sent dans la peau – et la tête – d’un général en pleine campagne méditerranéenne !

Le problème, c’est que la finalité n’est pas atteinte. La map tactique est un ersatz de ce qu’on peut voir dans Total War, par exemple ;  ici, les décisions ne pèsent pas vraiment dans la balance. Telle ville nous débloquera l’opportunité d’utiliser des avions, et une autre améliorera notre ravitaillement. Ce sont des avantages certes utiles, mais relativement basiques qui n’influent pas réellement sur l’ensemble de la campagne. On aurait aimé plus de profondeur au niveau de la macro-gestion, avec pourquoi pas une gestion des ressources plus précise. Le manque d’aboutissement de cette fonctionnalité est donc notable, mais ne gâche pas le plaisir.

Car du plaisir, il y en a ! Relic nous immerge pleinement dans cette campagne militaire, notamment avec une narration simple mais efficace. L’avancée jusqu’à Rome se fait de ville en ville, en passant par des endroits à découvert dangereux, ou des chemins cachés mais qui feront perdre un peu de temps ; si les choix ne sont pas ultra déterminants, ils permettent néanmoins de s’immerger assez facilement dans la reconquête de l’Italie, laquelle est assez clivante.

 

 

 

Les commandants américains et anglais ne partagent en effet pas les mêmes stratégies, et c’est à nous qu’il revient de choisir quoi faire. Suivre les recommandations d’un camp plutôt que l’autre débloquera des bonus mais, s’il faut l’avouer, rien de bien déterminants. Relic a certes voulu varier les plaisirs avec ce système, mais il s’avère au final assez brouillon. Encore une fois, une idée pas trop mauvaise est juste exécuté de manière fade.

On apprécie toutefois les bateaux américains qui peuvent offrir des bombardements stratégiques, ou les aérodromes qui dévoilent une partie de la carte. Celle-ci est un bien joli terrain sandbox, qu’il nous revient de grignoter peu à peu face à des fascistes désemparés. Et si la map tactique manque effectivement d’aboutissement, les batailles en elles-mêmes sont épicées comme il se doit ! Les cartes designées par Relic sont toutes différentes, et offrent des challenges uniques. Joueurs débutants comme vétérans sauront apprécier ces batailles souvent intenses, où la réflexion permettra d’exploiter le terrain pour en tirer un net avantage.

Company of Heroes 3 reprend l’efficacité du reste de la saga, en y ajoutant quelques épices pour rendre le tout plus piquant ! Et si certains nouveaux ingrédients restent assez neutres, l’ensemble de la recette laisse un arrière-goût délicieux après plusieurs heures de jeu !

 

 

 

 

 

Nous avions déjà couvert les différentes unités et factions les mois précédents la sortie du jeu, et l’éditeur Sega a largement communiqué dessus ; cependant, il faut reconnaître que jouer avec a quelque chose de particulièrement plaisant.

La Première Guerre Mondiale est souvent délaissée au profit de l’Antiquité, souvent plus séduisante que l’Ere Moderne. On ne peut pourtant qu’apprécier à quel point Relic Entertainment s’est emparé de cette période pour nous proposer des combats acharnés, et passionnants. Les cartes très travaillées offrent des manières variées et ingénieuses d’utiliser les unités, qu’il s’agisse de l’infanterie, de l’artillerie ou des divisions blindées ; chaque unité individuelle à ses forces et faiblesses, idem pour les catégories. Mais c’est bien l’usage qui les différencie, et la synergie. Les tutoriels et astuces offrent des pistes intéressantes, qu’il nous revient d’exploiter soit avec ingéniosité, soit par pur plaisir.

On notera le très bon risque pris par Relic Entertainment en nous faisant incarner Rommel, comme mentionné plus haut. L’officier nazi avait une maîtrise du désert aussi impressionnante que les blindés américains bouleversent n’importe quel champ de bataille, et la puissance qu’on éprouve en dirigeant telle ou telle faction témoigne du design soigné tissé avec amour par les développeurs. Au final, chaque joueur trouvera chaussure à son pied, tant les nuances sont nombreuses et permettent de développer un style propre.

 

 

 

 

 

On a aimé :

 

On a moins aimé :

 

 

 


NOTE FINALE


80 / 100


 

 

 

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