Bethesda va continuer d’alimenter Starfield avec Terran Armada, un nouveau DLC narratif qui mise autant sur l’action que sur l’ambiguïté morale.
Et au cœur de cette extension, un compagnon intrigue déjà : Delta, un robot reprogrammé décrit comme « pas mauvais… mais clairement pas bon non plus. » Ce positionnement résume bien l’intention du DLC : loin des compagnons très propres souvent reprochés au jeu de base, Terran Armada semble vouloir introduire une zone grise plus marquée. Delta n’est pas un simple allié mécanique, car il incarne une faction entière, la Terran Armada, composée d’anciens soldats humains et d’une armée de robots convaincus d’être les véritables héritiers de la Terre.
Sur le plan narratif, Bethesda promet une intrigue directement intégrée aux Systèmes Colonisés, avec des conséquences à l’échelle de la galaxie. L’arrivée de cette faction déclenche une nouvelle forme de contenu baptisée “Incursions”, des événements dynamiques allant de simples escarmouches à des infiltrations de grande ampleur à bord de vaisseaux ennemis.
Mais derrière ces ajouts, une réalité se dessine : Terran Armada semble être un DLC relativement modeste. Proposé autour de 10 dollars et lancé en parallèle d’une grosse mise à jour gratuite (Free Lanes), il s’apparente davantage à un complément narratif qu’à une véritable extension transformative. Rien de comparable avec Shattered Space, donc, mais c’est peut-être pour le mieux ; la première et unique extension de Starfield a brillé par son écriture largement bancale, à l’image du jeu de base.
Reste que le choix de mettre en avant un compagnon moralement ambigu n’est pas anodin. Starfield a souvent été critiqué pour son manque de prise de risque dans l’écriture et ses personnages trop lisses. Avec Delta, Bethesda tente visiblement de corriger le tir – ou au moins d’ouvrir une brèche.
La question sera donc simple : ce robot « ni bon ni mauvais » est-il le signe d’un RPG plus audacieux, ou juste un vernis supplémentaire sur une formule qui peine encore à convaincre ? Entre écriture fade et écrans de chargement qui sortent de l’immersion, Starfield est loin d’être l’ode aux RPG que Todd Howard a vanté pendant des mois ; mais bon, tant que l’IA est là pour donner un nouveau vernis au jeu, le grand patron de Bethesda ne semble pas se soucier de la qualité globale…

